Impact social et politique

   L’impact de l’ouragan sur la Nouvelle Orléans et sa région fut terrible, causant des milliers de morts et de blessés, des centaines de disparus, et des millions de dollars déboursés pour tenter au mieux de réparer les dégâts…

   Des milliers de gens furent déplacés ; à l’époque on les appelait des refugiés, logés à la va-vite dans des stades, puis plus tard dans des champs de caravanes. Les habitants de cette région, en plus d’avoir perdu leurs proches, leur domicile ainsi qu’une partie de leur vie, ont surtout perdu confiance en leur gouvernement, en leurs représentants politiques, se montrant, après cette catastrophe, dans l’incapacité de gérer une telle situation.

   Le président de l’époque, Georges W. Bush, fut celui qui en souffrit le plus, se montrant dans l’incapacité d’agir sans ses conseillers (son 1er conseiller Karl Rowe étant malade pendant la crise).

   Il s’est avéré que le président fut incapable de prendre des décisions parfois évidentes. Il mit plus d’une semaine à limoger le directeur de la FEMA, l’agence fédéral responsable de la gestion des crises, qui avait modifié son CV, gonflant ainsi son expérience en matière de secours.

   Il fut aussi coupable de n'avoir pas pu établir un dialogue sain entre son administration Républicaine et l’administration de l’état de Louisiane Démocrate. En dépit des différences politiques, l’état Fédéral se devait d’intervenir lors de cette crise. Or les secours, extrêmement chaotiques, mirent plus de 5 jours pour arriver. A titre de comparaison, on peut citer le cas du tremblement de terre qui frappa San Francisco en 1906  (faisant plus de 3000 mort et 300 000 blessés), pour lequel les secours mirent 6h à arriver. Avec les moyens techniques dont disposait le gouvernement, une telle attente n’aurait jamais dû se produire.

   Exacerbées par la presse, les critiques fusèrent et la côte de popularité du président auprès de l’opinion publique américaine baissa fortement durant les jours et semaines qui suivirent la catastrophe. En effet, tout le pays voyait la population, pauvre, majoritairement noire de la nouvelle Orléans et de la Louisiane (l’un des états les plus pauvres), laissée à elle-même dans une ville complètement dévastée.

 

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Remise en question de la sécurité :

   "La densité de population augmente, l'infrastructure est trop sollicitée, les zones de peuplement se rapprochent d'industries qui peuvent être dangereuses et un nombre croissant de bâtiments sont construits sur des zones fragiles (...): de ce fait, les catastrophes naturelles touchent davantage de personnes et les pertes économiques sont plus importantes", relève le PNUE (Programme des Nations Unis pour l’Environnement).

   La reconstruction de la Nouvelle-Orléans a été accompagnée par les craintes de nouvelles catastrophes, selon les prévisions des experts du climats, concernant les zones côtières.

   Face au changement climatique, dont les preuves sont de plus en plus flagrantes, les experts demandent aux gouvernements d’agir, notamment par rapport aux émissions de gaz à effet de serre mais également dans un but d’adaptation : protection des côtes, plans d’atténuation des catastrophes, plans d’utilisation des sols…

   Alors que le tsunami du 26 décembre 2004, qui a fait plus de 270.000 morts et disparus en Asie, avait montré le manque de préparation des pays en voie de développement et des petites îles isolées, le cyclone Katrina montre que même le plus puissant pays du monde n'est pas à l'abri de telles pertes humaines et de dégâts colossaux en l'absence de plans de préventions et de mesures efficaces, ainsi que l’absence d’une gestion saine et responsable.

 

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